Matériel didactique

Le contenu de ce cours est basé exclusivement sur mon polycopié interactif, accessible sur cette page (PDF plus bas).
Ce polycopié est déjà utilisé par de nombreux étudiant.es de BA1, et adapté pour être utilisable sur toutes les plateformes (desktop, tablette ou téléphone portable).
Durant le semestre, des liens vers les sections du polycopié seront donnés chaque semaine sur cette plateforme. Par exemple: 9.1 Définition de la dérivée(Si la fenêtre de votre navigateur est suffisamment large, cliquer sur ce lien fait apparaître la section dans la colonne de droite; s’il est trop étroit, la section s’ouvre dans un nouvel onglet.)
Remarque 4.
On profitera des fonctionnalités du polycopié (vidéos, microvidéos, animations, quiz) en utilisant sa version en ligne. Mais on pourra si on le désire utiliser le PDF: Polycop_analyse_Friedli_2026_09_07.

Autres ressources

Insistons sur le fait que le contenu du polycopié (incluant les quiz) et des exercices des séries est amplement suffisant pour se préparer à l’examen.
Mais, si on le veut vraiment, on peut toujours utiliser d’autres ressources.
Par exemple:
  1. Vous aurez chaque semaine (dans les liens “Contenu” du menu de gauche) les vidéos des enregistrements des cours hebdomadaires d’Analyse 1 donnés à la Section de Génie Mécanique. Ces vidéos apparaîtront également dans la Timeline.
  2. Le MOOC d’Analyse 1 de Peter Wittwer, bien que très récent, a déjà fait ses preuves, et a remporté un certain succès auprès des étudiants des classes inversées des années précédentes.
  3. Les notes de cours de David Strütt.
  4. Le serveur d’exercices EXOSET, hébergé à l’EPFL (en construction).
  5. Le livre de Jacques Douchet et Bruno Zwahlen, Calcul différentiel et intégral 1, a été utilisé pendant plus de 30 ans à l’EPFL. Il se trouve à la bibliothèque. Sa dernière édition:
Sinon, quelques canaux Youtube célèbres, qui présentent les choses de façon plutôt calculatoire (donc pas forcément utile pour les questions théoriques, mais éventuellement pour vous fournir d’autres challenges calculatoires en plus des exercices des séries):
Attention: le contenu des vidéos que je suggère parfois n’est pas considéré comme de la matière du cours! (Je ne prends aucune responsabilité sur l’exactitude du contenu de ce qui est présenté en dehors de mon cours ou de mon polycopié, évidemment.)
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9.1 Définition de la dérivée, exemples

Une question géométrique naturelle, et très utile pour l’étude d’une fonction, est de savoir comment calculer l’équation de la droite tangente au graphe d’une fonction, en un point :
Animation explicative
Pour connaître l’équation de cette droite, de la forme on commence par chercher sa pente . Et quand on cherche la pente d’une droite, on a besoin de deux points sur cette droite et ici, on n’en a qu’un, à savoir le point .
L’idée est de passer par un processus de limite. En effet, introduisons un deuxième point sur le graphe, , où est un point différent de , et considérons la sécante passant par les points et . La pente de cette sécante est donnée par Lorsque est proche de , cette pente approxime celle de la droite que l’on cherche, . Dans la limite (tester sur l’animation ci-dessus), elle devrait même tendre exactement vers : L’existence de la limite ci-dessus n’est pas garantie en générale.
Définition 9.1.
Soit définie en et dans son voisinage. On dit que est dérivable en si le nombre défini par la limite existe (et est fini). On appelle la dérivée (ou nombre dérivé) de au point .
Remarque 9.1.
Dans la limite qui définit , ci-dessus, la variable est utilisée uniquement pour calculer la limite; on dit qu’elle est muette. On peut donc écrire de différentes manières: où, dans la dernière égalité, on a fait le changement de variable .
Exemple 9.1.
Soit . Calculons sa dérivée au point : Donc la tangente à la parabole au point d’abscisse a une pente de (voir l’animation ci-dessous). Son équation est donc de la forme , et comme elle doit passer par le point , on trouve . Donc la tangente au point a pour équation .
Animation explicative
Exemple 9.2.
Soit . Au point ,
Animation explicative

9.1.1 Origines possibles de la non-dérivabilité en un point

Voyons quelques exemples de fonctions qui ne sont pas dérivables.
Animation explicative
Exemple 9.3.
Considérons Au point , le rapport donnant la pente de la droite de la sécante est qui comme on le sait ne possède pas de limite lorsque . Donc n’est pas dérivable en :
Exemple 9.4.
Considérons . Au point , la dérivée s’obtient en prenant la limite du rapport Or ce signe n’a pas de limite quand , donc n’est pas dérivable en . Cela fait sens du point de vue géométrique, puisqu’en ce point son graphe ne possède pas de droite tangente naturellement définie:
Exemple 9.5.
Considérons . Au point , la dérivée s’obtient en prenant la limite du rapport Or cette limite est , donc n’est pas dérivable en . Cela fait sens du point de vue géométrique, puisqu’en ce point son graphe possède une droite tangente, mais verticale (de pente infinie):

9.1.2 Taux d’accroissement et la notation de Leibniz

De par sa signification géométrique, la dérivée est toujours une limite d’un quotient de deux quantités qui tendent vers zéro. (C’est pour ça que les indéterminations “” sont si importantes!)
Interprétons cette limite en introduisant des nouvelles notations:
  • représente l’incrément de la fonction.
  • représente l’incrément de la variable.
D’un point de vue quantitatif, ces deux incréments sont petits lorsque est proche de ; dit exactement de combien varie lorsque s’écarte de d’une distance :
Ensuite, l’existence de la dérivée, signifie que quand l’incrément est petit, alors est essentiellement proportionnel à , la constante de proportionnalité étant : On conclut que la dérivée représente letaux d’accroissement localde en : si on varie la variable de à , alors la valeur de la fonction passe de à , où est essentiellement proportionnel à , comme dans la relation ci-dessus.
Informel 9.1.Si on admet pendant un instant qu’il est possible de considérer des incréments infiniment petits, de la fonction et de la variable, que l’on notera respectivement et , alors la dérivabilité de en signifie que ces deux infiniment petits sont proportionnels, la constante de proportionalité étant précisément la dérivée en : La notation suivante, appelée notation de Leibniz, est donc naturelle:

9.1.3 Dérivabilité implique continuité

On l’a dit, pour que soit dérivable en , il faut que sa droite tangente soit bien définie; elle doit être assez lisse en . En particulier, son graphe ne peut pas faire de saut en :
Lemme 9.1.
Si est dérivable en alors elle est continue en .
Proof
Si est dérivable en , alors en multipliant et divisant par , Donc , et donc est continue en .

Remarque 9.2.
Attention, la réciproque de l’affirmation du lemme n’est pas vraie. C’est-à-dire que “continuité” n’implique pas “dérivabilité”. Par exemple, on a vu que n’est pas dérivable en , pourtant elle est bien continue en ce point.
On a vu plus haut des fonctions (, ) qui étaient continues partout mais pas dérivables en un point. On pourrait, en adaptant ces exemples, construire des fonctions qui sont continues partout mais pas dérivables en un nombre arbitraire fini de points. Il est naturel de se poser la question de savoir s’il existe des fonctions qui sont continues partout mais dérivables nulle part. De telles fonctions existent...
Exemple 9.6.
Considérons Puisque cette fonction est bien définie pour tout ; elle est paire. Avec un peu plus de travail, on peut montrer qu’elle est aussi continue sur . Et avec encore un peu plus de travail, on peut montrer qu’elle n’est dérivable en aucun point de .
Animation explicative
Quiz 9.1.1.Soit dérivable en , dont la dérivée est notée . Alors
Quiz 9.1.2.Soient dérivables en . et soit définie par Alors est dérivable en , et .
Quiz 9.1.3.Soit définie sur un intervalle ouvert contenant , dérivable en . Vrai ou faux?
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