On définit ici les fonctions réciproques des fonctions trigonométriques. On verra
ici comment calculer les dérivées de ces fonctions réciproques.
II.5.1 Réciproque du sinus: arcsinus
La fonction sinus, vue comme définie sur tout R, sin:Rx→[−1,1]↦sin(x), est surjective mais pas injective puisque périodique. On peut la rendre injective en restreignant son domaine. La restriction standard est de prendre [−2π,2π]. Ainsi, sin:[−2π,2π]x→[−1,1]↦sin(x) est bijective.
Sa réciproque s’appelle l’
arcsinus:
arcsin:[−1,1]y→[−2π,2π]↦arcsin(y) Comme on sait, son graphe est celui du sinus, réfléchi à travers la diagonale du premier quadrant:
Par définition, arcsin(sin(x))sin(arcsin(x))=x∀x∈[−2π,2π],=x∀x∈[−1,1].
II.5.2 Réciproque du cosinus
La fonction cosinus, vue comme définie sur tout
R,
cos:Rx→[−1,1]↦cos(x), est surjective mais pas injective puisque périodique. On peut la rendre injective en restreignant son domaine. La restriction standard est de prendre
[0,π]. Ainsi,
cos:[0,π]x→[−1,1]↦cos(x) est bijective.
Sa réciproque s’appelle l’
arccosinus:
arccos:[−1,1]y→[0,π]↦arccos(y) Comme on sait, son graphe est celui du cosinus, réfléchi à travers la diagonale du premier quadrant:
Par définition, arccos(cos(x))cos(arccos(x))=x∀x∈[0,π],=x∀x∈[−1,1].
II.5.3 Réciproque de la tangente
La fonction tangente tan:R∖{2π+kπ,k∈Z}x→R↦tan(x), est surjective mais pas injective puisque périodique. On peut la rendre injective en restreignant son domaine. La restriction standard est de prendre ]−2π,2π[. Ainsi, tan:]−2π,2π[x→R↦tan(x) est bijective.
Sa réciproque s’appelle l’
arctangente:
arctan:Ry→]−2π,2π[↦arctan(y) Comme on sait, son graphe est celui de la tangente, réfléchi à travers la diagonale du premier quadrant:
Par définition, arctan(tan(x))tan(arctan(x))=x∀x∈]−2π,2π[,=x∀x∈R.
Quiz II.5.1.Vrai ou faux?